Comparatif — Backup-as-a-Service (BaaS) vs solutions sur site : avantages, limites et cas d’usage

Mis à jour le 14 janvier 2026

Dans un contexte où la perte de données peut mettre en péril la continuité d’activité, il est crucial de choisir la bonne stratégie de sauvegarde. Deux grandes familles de solutions s’opposent : les offres managées en mode Backup-as-a-Service (BaaS) et les architectures locales (« on-premise »), avec un compromis hybride entre les deux. Ce guide compare ces modèles selon des critères de contrôle des données, coût total de possession (TCO), conformité juridique, objectifs RTO/RPO, scalabilité, dépendance fournisseur et reprise après sinistre.

Méthodologie d’évaluation

Pour fournir un aperçu durable et indépendant des fournisseurs, nous retenons une grille multicritères :

  • Contrôle des données : où se trouvent physiquement vos sauvegardes ?
  • Coût total de possession (TCO) : licences, matériel, maintenance, formation.
  • Conformité et réglementation : hébergement local ou international, normes GDPR, ISO.
  • Objectifs RTO/RPO : temps de restauration (RTO) et point de restauration (RPO) acceptables.
  • Scalabilité : capacité à monter en charge sans investissements lourds.
  • Dépendance au fournisseur (vendor lock-in) : portabilité des données et sortie.
  • Reprise après sinistre : orchestration automatisée, basculement multi-sites.

Avantages et limites des solutions BaaS

  • Avantages :
    • Déploiement rapide, sans infrastructure locale.
    • Coûts opérationnels prévisibles (mode abonnement).
    • Mise à jour et sécurité gérées par le fournisseur.
    • Scalabilité quasi instantanée.
  • Limites :
    • Moindre contrôle physique des données.
    • Dépendance à la qualité de votre connexion Internet.
    • Verrou potentiel en cas de migration vers un autre prestataire.
    • Risques de conformité si l’hébergement se trouve hors juridiction.

Avantages et limites des solutions sur site (on-premise)

  • Avantages :
    • Maîtrise totale des serveurs et du lieu de stockage.
    • Pas de dépendance à l’Internet pour restaurer rapidement.
    • Personnalisation fine des processus et intégration à des procédures locales.
  • Limites :
    • Investissement initial élevé (matériel, licences).
    • Maintenance continue et mises à jour à gérer en interne.
    • Scalabilité plus lente, nécessite souvent du nouveau matériel.
    • Risque technique en cas de sinistre du site principal.

Le modèle hybride : compromis

L’hybridation combine le meilleur des deux mondes : données critiques conservées localement, copies secondaires en BaaS pour la reprise après sinistre. Ce schéma optimise contrôle, coûts et résilience.

Cas d’usage types

Startup : budget limité, besoin de mise en place rapide – le BaaS assure une sauvegarde fiable sans CAPEX important.

PME réglementée (santé, finance) : compliance GDPR et exigences sectorielles – architecture sur site pour maîtriser la localisation des données, doublée d’un BaaS hébergé en UE.

Photographe professionnel : volumétrie croissante d’images et vidéos – NAS local pour accès rapide, BaaS cloud (AWS Backup) pour archival hors site et restauration automatisée.

Matrice de décision et recommandations pratiques

Pour faciliter votre choix, construisez une matrice pondérée selon vos priorités (coût, compliance, performance). Si vous débutez, consultez nos explications sur les 4 types de sauvegarde pour affiner vos besoins.

Recommandations :

  • Définissez vos RTO/RPO avant de comparer les offres.
  • Vérifiez le niveau de support et SLA (disponibilité, temps de rétablissement).
  • Contrôlez les modalités de restitution des données en fin de contrat.
  • Testez régulièrement vos procédures de restauration (exercices de sinistre).

Avec ces éléments, vous disposerez d’un guide pérenne, quel que soit le marché, pour aligner votre stratégie de sauvegarde sur vos enjeux métiers.

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