Tutoriel : utiliser les snapshots et versions pour récupérer rapidement fichiers supprimés ou modifiés
Commentaires fermés sur Tutoriel : utiliser les snapshots et versions pour récupérer rapidement fichiers supprimés ou modifiés Supprimer par erreur un fichier important, enregistrer une mauvaise version d’un document ou constater qu’un dossier a été modifié sans savoir quand… cela arrive à tout le monde. Heureusement, de nombreux systèmes proposent des mécanismes de versions de fichiers et de snapshots, qui permettent de revenir en arrière rapidement — souvent sans avoir besoin de recourir à une restauration complète à partir d’une sauvegarde externe.
Snapshots vs sauvegardes classiques : quelle différence ?
Avant d’aller plus loin, il est crucial de comprendre trois concepts distincts mais souvent confondus :
- Sauvegarde classique : copie complète (automatisée ou non) des données vers un autre support — disque externe, NAS ou cloud. Elle protège contre les sinistres (panne matérielle, vol, incendie…) et doit idéalement inclure au moins une version hors ligne ou immuable (non modifiable), pour résister aux malwares et ransomwares.
- Versioning : enregistrement des versions successives d’un même fichier. Pratique pour retrouver une version antérieure après une mauvaise manipulation. Ce système est souvent intégré dans les services cloud (Google Drive, OneDrive…), les logiciels bureautiques (Office, Google Docs) ou les OS (ex. Time Machine).
- Snapshot (instantané) : capture de l’état entier d’un volume/disque ou d’un ensemble de fichiers à un instant donné. Grâce à des technologies comme le copy-on-write, les snapshots sont rapides à créer et efficaces en espace, surtout si peu de modifications suivent.
À retenir : les versions et snapshots visent la restauration rapide à court terme. Ils complètent mais ne remplacent jamais une vraie stratégie de sauvegarde hors-ligne, automatisée et vérifiée.
Cas d’usage concrets (pour débutants)
- Suppression de fichier par erreur : restauration via l’historique de version/snapshot si activé.
- Modification/rature d’un document : retour à une version antérieure via les outils de versioning intégrés (Windows, OneDrive, Google Docs, etc.).
- Erreur synchronisée en ligne : possibilité de revenir à une version non corrompue dans l’interface du service cloud.
- Test de mise à jour système : création manuelle ou automatique d’un snapshot au préalable, afin de revenir en arrière en cas d’instabilité (Linux, macOS).
Conseil pour les tutoriels : pensez à illustrer les étapes avec des captures d’écran (création d’un point de restauration, navigation dans l’historique, bouton de restauration, etc.).
Windows : Historique des fichiers, versions précédentes et points d’ombre
Windows propose plusieurs mécanismes parfois redondants ou mal documentés :
- Historique des fichiers (File History) : sauvegarde incrémentale de certains dossiers (Documents, Bureau…) sur un support externe ou un réseau. Nécessite d’être activé et correctement configuré.
- Versions précédentes : accessible depuis “Propriétés” d’un fichier/dossier, combine selon les cas l’Historique des fichiers, les clichés instantanés (Shadow Copies) ou les points de restauration système. Leur disponibilité dépend de l’édition de Windows et de la configuration.
- OneDrive : quand les fichiers sont synchronisés dans le cloud, l’interface web permet de naviguer dans l’historique de versions et de restaurer un état plus ancien.
1) Activer l’Historique des fichiers
- Connectez un disque externe ou configurez un dossier réseau.
- Ouvrez les Paramètres Windows, puis recherchez “Historique des fichiers”.
- Sélectionnez le lecteur cible, puis activez la sauvegarde automatique.
Astuce : paramétrez la fréquence des sauvegardes et la durée de conservation. Une conservation illimitée peut saturer le disque si elle n’est pas gérée.
2) Restaurer un fichier ou une ancienne version
- Dans l’Explorateur de fichiers, ouvrez le dossier concerné.
- Faites un clic droit > Propriétés > onglet Versions précédentes, ou utilisez l’outil “Restaurer vos fichiers avec l’Historique des fichiers”.
- Explorez les versions disponibles. Vous pouvez restaurer à l’emplacement d’origine ou dans un autre répertoire pour comparaison.
Pensez à consulter la documentation officielle Microsoft pour les cas particuliers.
macOS : Time Machine et instantanés locaux (APFS)
Time Machine est une solution intégrée et simple à mettre en place sur Mac. Elle gère l’historique des fichiers automatiquement sur un disque externe dédié et, grâce à APFS, conserve aussi des instantanés locaux lorsqu’aucun disque de sauvegarde n’est connecté, dans la limite de l’espace libre.
Activer Time Machine
- Connectez un disque dur externe (préférablement réservé à Time Machine).
- Allez dans Réglages Système > Time Machine.
- Sélectionnez le disque et activez les sauvegardes automatiques.
Restaurer un fichier perdu
- Ouvrez le dossier où se trouvait le fichier via le Finder.
- Cliquez sur l’icône Time Machine dans la barre des menus.
- Parcourez les sauvegardes dans le temps, choisissez un fichier et cliquez sur Restaurer.
En cas de doute, restaurez d’abord dans un dossier alternatif afin de comparer les fichiers.
Linux : snapshots avec Btrfs (Snapper) ou ZFS
Sur Linux, les systèmes de fichiers Btrfs et ZFS offrent des fonctionnalités avancées de snapshots. Ils permettent de capturer et de restaurer des états précis d’un volume ou d’un sous-volume.
Btrfs : snapshots avec Snapper
Snapper, souvent utilisé dans openSUSE ou Manjaro, permet la création automatique de snapshots à des moments clés (avant/après mises à jour, par exemple).
- Création automatique ou manuelle de snapshots.
- Consultation de l’historique, sélection d’un snapshot.
- Restauration d’un fichier (ou de l’ensemble d’un sous-volume) depuis n’importe quel instantané.
Conseil : privilégiez les snapshots de données personnelles dans un sous-volume spécifique plutôt que de capturer l’ensemble du système sans précaution.
ZFS : résilience et gestion fine des versions
ZFS, très répandu sur les serveurs et NAS, propose aussi des snapshots instantanés. Ils offrent une robustesse exceptionnelle, notamment en cas d’erreur humaine ou de corruption de fichiers.
- Exemple de politique : 1 snapshot toutes les heures sur 24 h, 1 quotidien sur 30 jours, 1 hebdomadaire sur 8 semaines.
- Possibilité de restaurer un fichier individuel ou de revenir à l’état complet d’un dataset.
Les interfaces graphiques des NAS courants (Synology, TrueNAS…) facilitent la navigation et la restauration via ces snapshots.
Limites importantes à connaître
- Pas une sauvegarde complète : les snapshots/versions sont stockés sur le même disque. En cas de panne, perte ou attaque, ils peuvent disparaître également.
- Risques liés aux ransomwares : si les versions/snapshots sont accessibles en écriture, ils peuvent être chiffrés avec le reste. Seule une sauvegarde hors ligne ou immuable permet une vraie protection.
- Consommation d’espace : bien qu’efficaces au départ, les snapshots grandissent proportionnellement aux modifications apportées après leur création.
- Planification nécessaire : sans stratégie de rétention claire, les systèmes peuvent manquer d’espace ou supprimer des versions trop anciennes prématurément.
- Fichiers volumineux et très changeants : bases de données, machines virtuelles, journaux système génèrent beaucoup de deltas si inclus “tels quels”, rendant les snapshots coûteux sans stratégie granulaire.
Planification : simple mais structurée
- Fréquence : une version toutes les 30 à 60 minutes est adaptée pour la bureautique. Adaptez selon la criticité et la capacité de stockage.
- Rétention : combiner plusieurs durées — courts termes (quelques heures), moyens (1 à 7 jours), longs (semaines) — augmente les chances de rétablir un état utile.
- Tests réguliers : une fois par mois, simulez une restauration pour vérifier l’efficacité et la fiabilité de vos mécanismes (versions, snapshots, sauvegardes).
- Sauvegarde complémentaire : conservez au moins une sauvegarde déconnectée et, si possible, une copie hors site (cloud, autre lieu…).
Pour les utilisateurs Apple, une vue d’ensemble des solutions de sauvegarde est disponible dans cet article détaillé.
Mini check-list “récupération rapide”
- Stoppez les modifications dès que vous réalisez qu’un fichier a été perdu ou écrasé.
- Vérifiez les mécanismes disponibles : versioning local, cloud, snapshots, Time Machine, etc.
- Restaurez dans un autre emplacement pour éviter d’écraser la version actuelle par erreur.
- Revoyez la planification de vos versions/snapshots et assurez-vous qu’une sauvegarde externe complète est bien en place.
contenu assisté par IA


